Solution pour la protection du saumon sauvage

La Liste Citoyenne Oloron 2020 organisait ce matin lundi 27 janvier une rencontre avec le président de l’Association pour la Conservation du Cadre de vie d’Oloron et du Bager et le conseiller régional écologiste M. Blanco pour comprendre et proposer une solution de coordination pour la protection du saumon sauvage.

Au terme d’une vie atlantique de près de quatre ans, celui-ci entreprend un long voyage vers les lieux qui l’ont vu naître, remonte l’Adour, les gaves réunis, le gave d’Oloron… jusqu’en Haut-Béarn.

Autrefois extrêmement nombreux, jusqu’à constituer l’un des aliments de base de la population ouvrière de notre ville et des vallées environnantes, la dégradation de son environnement de vie et surtout de reproduction a considérablement réduit ses effectifs (seuls 1 500 individus remontent au niveau de Navarrenx ces dernières années).

Soyons sérieux : 130 personnes vivent directement du saumon dans le Béarn. Au-delà de l’enjeu patrimonial et culturel de laisser s’éteindre sous nos yeux une espèce si étroitement liée à Oloron, combien faudrait-t-il ouvrir de centres commerciaux ou de carrières pour compenser les emplois perdus une fois l’espèce éteinte ?

Dans notre région très arrosée, les particules minérales légères issues des activités extractives (carrières) ont tôt fait de se retrouver dans le gave d’Ossau et d’Oloron. S’ajoutent par ruissellement les alluvions arrachées par la pluie des terres agricoles mises à nues après la culture estivale du maïs.

Par dépôt au fond des cours d’eau, toutes ces particules colmatent les espaces entre les galets et recouvrent les sables où doivent frayer les saumons. Résultat : les gaves oloronais qui forment la plus grande frayère à saumons sauvages d’Europe se retrouvent de moins en moins hospitaliers.

Laisser disparaître cette espèce serait une ignominie morale et une stupidité économique. Soyons sérieux : 130 personnes vivent directement du saumon dans le Béarn. Au-delà de la question patrimoniale et culturelle de laisser s’éteindre sous nos yeux une espèce si étroitement liée à Oloron, combien faudrait-t-il ouvrir de centres commerciaux ou de carrières pour compenser les emplois perdus une fois l’espèce éteinte ?


Retrouvez nos proposition pour faire face à l'urgence écologique sur le site LCO2020

Retrouvez toutes nos proposition pour l'économie locale sur le site LCO2020