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par Serge Auré et Sylvia Lacoste

Les ceintures vertes datent du début des années 50. Elles visaient à contenir l’étalement urbain.

La mise en place de zones de protections ont abouti à la création d’îlots de nature préservée (parcs, réserves, etc.) dans des territoires de plus en plus artificialisés et fragmentés.

Ces ilots reliés les uns aux autres par des corridors deviennent la Trame Verte et Bleue (TVB).

Cette démarche vise à maintenir et à reconstituer un réseau d’échanges pour que les espèces animales et végétales puissent, comme l’homme, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer… et assurer ainsi leur cycle de vie.

Il est important de souligner que ces simples besoins fondamentaux ont été identifiés, puis  réglementés par de nombreux textes depuis 70 ans… mais force est de constater que l’application est loin d’être effective… et pourtant !

Ce maillage (TVB) est très important puisqu’il concerne :

  • La nourriture Il est évident que l’autosuffisance alimentaire est une nécessité, une responsabilité et elle doit se faire à l’échelle locale (élevages, lait et dérivés, cultures céréalières, maraichères et fruitières, apiculture, aquaculture, etc.)
  • La santé : Ces trames vertes et bleues offrent un espace de détente, de loisirs, d’activité sportive, une baisse de la pollution et des risques d’accidents. Ces différents facteurs sont à la base d’une vie saine.
  • Le Social : Sur l’exemple du pont noir à St Pée, nous pouvons constater l’impact positif (pour un faible coût) de ces lieus de rencontres et de détentes. Ils sont multigénérationnels, multi socials et multi activités… une zone de convivialité.
  • L’économie locale : En misant sur la protection et la restauration des milieux naturels, on évite de dépenser plus tard pour les dommages causés par leurs pertes : inondations, îlots de chaleur, pollinisation, etc.  La création de trames vertes et bleues est une ressource économique par l’éco tourisme, la création d’emploi pour la protection, l’aménagement et l’entretiens de ces zones. Ces emplois ne sont pas dé localisables. Ils peuvent favoriser l’installation de nouvelles personnes sur le territoire, ou éviter des départs.
  • La formation : Nous avons sur notre territoire le lycée agricole de Soeix. Nous pourrions mettre en place d’autres formations : école du climat, stages et formations diverses (permaculture, apiculture, etc...).
  • L'Eco-tourisme : Oloron Sainte Marie est traversé par plusieurs chemins de st Jacques de Compostelle et accueille plus d’un millier de pèlerins par an (St jean Pied de Port + de 40 000 personnes par an). Notre ville est aussi une terre d’histoire et de culture. Nous possédons des richesses naturelles (saumons, ours, desmans, cincles plongeurs, euproctes, etc...), des gaves, de grandes forêts et des paysages variés.

Nous possédons une force vive qui ne demande qu’à s’engager

Nous possédons une force vive qui ne demande qu’à s’engager (commerçants, artisans, agriculteurs, associations et collectifs, services municipaux, etc.)

Pour n’en citer que quelques un : BIE Béarn Initiative Environnement, CPIE Centre Permanent d’Initiative à l’Environnement, Curieux de nature, Haut Béarn en Transition, CLAB Conservatoire des Légumes Anciens du Béarn, Le Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine, Collectif de maraichers la Haüt, Tot de Casa, l’AMAP : Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne , SEPENSO : fédération d’associations de protection de la nature et de l’environnement , ACCOB Association pour la Conservation du Cadre de vie d’Oloron et du Bager, l’Ecolieu d’Estialescq, Les jardins de Fred, SEL Système d’entraide local, etc..

Urgence climatique, urgence sociale, démocratie participative et économie locale sont les quatre piliers de la Liste Citoyenne Oloron (LCO 2020). Sur ces quatre appuis elle s’engage à classer notre territoire en Parc Naturel protégé.

Au regard de la loi, de notre conscience, de notre devoir, du bon sens, il est urgent de mettre en place une trame verte et bleue et d’arrêter tous nouveaux projets dévastateur de l’environnement !


Les derniers jalons législatifs :

  • la loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dite loi Grenelle 1, instaure dans le droit français la création de la trame verte et bleue
  • la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite loi Grenelle 2, propose et précise ce projet parmi un ensemble de mesures destinées à préserver la diversité du vivant. Elle prévoit notamment l’élaboration d’orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques
  • la loi n°2015-991 du 7 août 2015 portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe)
  • la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages apporte de nouveaux éléments pour agir au profit de la trame verte et bleue.

Trame bleu http://www.trameverteetbleue.fr/

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