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par Renée Viudes

Parents, usagers des Écoles Publiques d’Oloron

Conseils pour la prochaine rentrée scolaire

Nos écoles sont en grand danger :

L’administration, toujours dans sa logique de « casse du Service Public », fait fermer de plus en plus de classes en maternelle et en primaire. La volonté de l’État est de faire des groupes scolaires de plus en plus grands et avec des classes de plus en plus chargées. 

Vous l’avez compris, il s’agit de faire des économies de postes d’enseignants. Peu importe, pour cette logique comptable, la qualité d’accueil de nos enfants dans l’École de la République. 

La République, d’ailleurs, un gouvernement, contraint par un Capitalisme de Marché, de réduire ses Dépenses Publiques, jugées non rentables, s’assoit facilement dessus. L’école en fait partie, de même que l’hôpital, pour ne citer qu’eux.

Alors imaginez tous ces enfants, de plus en plus nombreux dans un espace qui lui, n’est pas élastique, un espace dans lequel la récréation serait un lieu où les plus violents feraient la loi. 

Parents, nous devons nous battre et résister pour que nos enfants aient droit à une école à taille humaine, une école de qualité, une école où il fait bon grandir, une école avec de bonnes conditions pour apprendre.

Alors Parents, si c’est cette école que vous voulez pour vos enfants, le jour de la Rentrée, vous venez avec votre enfant qui aura deux ans dans l’année, surtout si votre école de quartier est menacée de fermeture. 

Vous êtes là, à faire le pied de grue, devant l’école, parce que c’est ce jour-là que l’Inspecteur viendra « compter », eh oui, comme pour un  troupeau, le nombre d’enfants présents. C’est de ce « comptage » que dépendra l’avenir de votre école et bien évidemment la possibilité pour votre enfant de pouvoir intégrer l’École Maternelle dès l’âge de deux ans. 

Pensez, si le Ministère de l’Éducation Nationale, via son Inspecteur d’Académie, réussit à regrouper plusieurs écoles de quartier pour faire de grands groupes scolaires, dans le but d’économiser des postes, je ne donne pas cher de notre École Maternelle, que l’on a célébré dans le monde entier.

Alors, parents, le jour de la rentrée, on y va tous, nos enfants dans les bras, s’il le faut, on se plante devant l’école, si besoin est, on rentre dans l’école, parce que c’est Notre École, et on oblige l’Inspecteur à  compter tous les enfants présents.

On ne baisse pas les bras, on ne lâche rien.

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