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par Renée VIUDES

A deux moments différents, pendant la campagne électorale, je suis allée à votre rencontre, habitantes et habitants d’Oloron.

La 1ère fois, c’était l’automne dernier, à la sortie des supermarchés, ou bien dans un des quartiers de la ville, ou encore à l’entrée du marché, le vendredi, et ou bien enfin au jardin public, certains mercredis après-midi. J’allais vers vous avec un petit questionnaire. Chaque fois vous m’avez merveilleusement accueillie. Chaque fois, j’étais profondément émue par votre parole.

Je vous ai écouté-e-s pester contre les injustices sociales. Vous vous êtes révolté-e-s contre cette politique à l’ancienne, dont on fait un métier dans lequel on s’installe bien au-delà de l’âge de la retraite. Je vous ai entendu-e-s souhaiter réveiller notre ville, cette belle endormie, que vous trouviez trop grise, abandonnée. Qui sera son prince ? Et quand viendra-t-il ? Vous vous êtes ému-e-s devant le mauvais état de la planète, notre planète malade des mauvais traitements qui lui sont infligés.

Et souvent, sans vous le dire, j’étais fière de penser comme vous, je me reconnaissais dans le regard que vous portiez sur le monde. Merci pour ces belles rencontres !

Et cette baguette magique que je vous proposais, elle vous a bien fait rêver, non ? Que d’émotions ! Plus d’une fois mes yeux se sont voilés devant la générosité de vos propositions. Plus d’une fois j’ai senti votre voix vibrante d’émotion devant la détresse de l’autre. Une écoute bouleversante pour moi, et un beau moment d’humanité partagée.

En allant à votre rencontre, c’est comme si je retrouvais les miens. Merci, oui, de m’avoir ouvert vos coeurs.

La 2ème fois, c’était en fin de campagne électorale, pendant la période dite du « porte à porte ». Au début, je vous avoue que je n’osais pas frapper à votre porte : je na voulais pas déranger, je craignais l’intrusion. Mais il fallait bien : Je voulais que ça bouge, moi aussi, que les choses changent.

Alors j’ai fini par oser.

Et vous m’avez simplement ouvert votre porte. Patiemment vous m’avez écoutée avec attention, un sourire naissant et des yeux qui brillaient parfois. Et puis, je vous ai écouté-e-s, vous, femmes et hommes habitant cette ville.

Ce qui m’a émue d’abord c’est la sincérité de votre parole et la dignité avec laquelle vous affrontiez les difficultés de votre vie. Cette dignité, je l’ai vue chez des femmes, souvent seules avec des enfants à charge, et sans emploi qui plus est. Et certaines d’entre elles cumulent en plus un handicap physique lié à la maladie, à un accident opératoire. Et bien sûr, comme « un malheur n’arrive jamais seul », pas d’allocation adulte handicapé… Et pourtant, aucune plainte dans votre voix, votre témoignage révélant une dignité à couper le souffle. Quelle belle leçon d’humilité pour moi !

Ces rencontres, cette écoute mutuelle, m’ont fait grandir, et je vous en remercie. En m’ouvrant votre porte, vous m’avez aussi ouvert votre coeur et ce fut pour moi un cadeau merveilleux. Je ne pourrai pas oublier ces rencontres, elles font de moi l’une d’entre vous, elles scellent notre fraternité.


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