Nos vies reviendront-elles comme avant à partir du 11 mai ?

La question est bien de savoir si nous pouvons tirer les leçons de cette crise pour instaurer une nouvelle pratique des déplacements à Oloron-Ste-Marie et dans le Haut Béarn. Si nous pouvons nous élever à la hauteur des responsabilités qu’exige notre avenir commun.

De plus le vélo n’est pas que vertueux pour l’environnement :

  • il est aussi très économique en réduisant des dépenses de voitures surtout sur les courtes distances où l’automobile passe rarement la quatrième, et de voirie – puisqu’il pèse 100 fois moins qu’une voiture.
  • il permet de faire un exercice physique régulier avec le moins de peine, et donc il prolonge la vie en bonne santé,
  • il fait honneur à la tradition ouvrière de notre ville (dans la moitié du XXème siècle, la bicyclette a été longtemps la fierté des travailleurs), ce serait dommage de le laisser aux « bobos » des grandes villes,
  • il fait peu de bruit et rend la ville agréable à vivre, certains disent même qu’on peut à nouveau entendre les oiseaux là où il se développe,
  • il est efficace au sens où, en ville, il est pratiquement aussi rapide qu’une voiture sur moins de deux kilomètres
  • il rend les gens beaux pour un coût inférieur aux artifices textiles et cosmétiques

Chez nous où l’on ne craint ni la pluie, ni l’effort dans les montées, le véritable frein est le sentiment d’insécurité sur la route, suivi de la difficulté d’accès à un vélo personnel.

Choisir la circulation douce après le confinement n’est pas utopique ! Il n’est question encore là que de volonté politique.

En ce qui concerne Oloron malgré un plan vélo validé en 2015 par la municipalité et la CCHB les pratiquants de la petite reine ne sont pas convaincus : où sont les aménagements, les partages de voies, les sens uniques automobiles ?1

En 2018, la ville d’Oloron sainte Marie et la CCHB (Communauté de Communes du Haut-Béarn) ont répondu à l’appel à projet de l’ADEME pour obtenir des fonds qui devraient permettent :

« le développement de réseaux cyclables sécurisés, permettant de desservir les principales polarités (en cours) ». « Puisque le territoire est vallonné et que le vélo peut être l’affaire de tous, la collectivité propose différentes formules autour du Vélo à Assistance Électrique (prêt, location, aide à l’achat). » peut-on lire également.

Choisir la circulation douce après le confinement n’est pas utopique ! Il n’est question encore là que de volonté politique.

L’organisation de ce changement pourrait aussi s’appuyer sur le réseau local existant : Le Groupe d’Entraide Mutuelle avec ses ateliers réparations vélos, le collectif «  Oloron doux » avec son réseau de cyclistes, l’association Roue Libre qui organise entre autres des ateliers de remise en selle.. et tous les vendeurs/réparateurs où depuis le 29 avril suite aux annonces ministérielles, on peut faire faire des réparations et remises à niveau opérationnelles avec jusqu’à 50 € de subventions2 chez un réparrateur référencé ( trouver la liste et les modalités sur : https://www.coupdepoucevelo.fr)

Enfin, les élections municipales probablement reportées après l’été seront aussi un moment où nous pourrons faire entendre fortement notre voix concernant le choix de société que nous souhaitons… en la matière, soyons exigeants !

Coup de pouce Vélo. Les réparateurs référencés


Retrouvez l'ensemble des propositions de la Liste Citoyenne Oloron 2020 pour faire face à l'urgence écologique sur Oloron et le territoire


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