ÉCONOMIE LOCALE

Les propositions

pour la valorisation et le développement

  • Promouvoir à Jaca les produits régionaux, l’artisanat via une boutique. Faciliter les échanges culturels et économiques locaux transfrontaliers immédiats par la communication des manifestations, des événements culturels sur le territoire de la communauté de communes. Mettre en place une navette de transports collectifs pour ces événements, en attendant le train Pau-Saragonne avec liaison de voyageurs.
  • Encourager le développement de la filière bois locale à condition que la gestion des forêts soit pensée dans le temps long, s’accompagne d’effets positifs pour la biodiversité, et soit synonyme de forte valeur ajoutée (nécessité d’accroître la chaîne de valeur et de ne pas rester au bois comme matière première).
  • Un espace (Paumé, Laulhère, rue Navarrot, Sésame ?) en « laboratoire d’intelligence collective » où se retrouvent entrepreneurs, chercheurs, nouvelles entreprises, porteurs de projets, financeurs, citoyens… etc. et où les unités de production de l’économie sociale et solidaire impulsent des activités culturelles créatrices d’emplois, à travers une offre large et renouvelée. L’objectif est de favoriser l’emploi, l’attractivité du territoire, les mobilités et les transitions, le rayonnement de la ville, l’économie circulaire, l’économie de la culture, l’éco-tourisme, la restauration locale, la promotion d’artistes des environs, le mieux-disant social partagé.
  • Création d’un ou des postes d’aide, de formation au développement numérique des entreprises et initiatives, au développement et de la communication et de la stratégie.
  • Aide aux artisans et commerçants, à leur installation ou leur retour notamment par la mise à disposition de locaux et de patrimoine foncier municipaux non usités.
  • Chercher dans les aménagements urbains (mobilier, voirie, règles d’urbanisme, bâtiments publics…) à rendre la ville esthétiquement agréable, attractive, visible, praticable pour tous.
  • Consacrer davantage de moyens pour redynamiser le centre-ville et le rendre plus agréable et fréquenté.
  • Encourager les indépendants à leur compte à se constituer en SCOP afin de se regrouper pour réaliser des économies d’échelle et moins subir de concurrence déloyale, ou créer une Coopérative d’Investissement Citoyenne dans l’économie locale et l’artisanat.

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pour les systèmes d'échanges

  • Créer une zone de gratuité.
  • Constituer une structure de menues réparations pour les biens d’équipement des ménages frappés d’obsolescence évitable.
  • Une banque d’outils ou de biens d’équipement dont l’usage est peu fréquent et la mutualisation pertinente, tant pour les ménages que pour les associations
  • Promouvoir le Système d’Échange Local : Échange du temps de service et de compétences
  • Des chantiers collaboratifs tournants
  • Insuffler un développement économique, social et environnemental avec la Tinda, monnaie locale complémentaire béarnaise
  • Promouvoir la Tinda notamment envers les commerçants et producteurs locaux
  • Accepter la Tinda comme moyen de paiement pour les services publics municipaux et inter-communaux tarifés

pour les services publics

  • Une régie alimentaire bio locale centralisant les achats, produisant en maraîchage et transformant des fruits et légumes
  • Etudier la viabilité et l’ampleur des besoins et exigences en termes de centralisation d’achats de produits alimentaires ainsi que de la production directe par une ferme municipale, en concertation et sans concurrence avec les producteurs locaux : pour la restauration scolaire, les EHPAD, ainsi que l’hôpital (total > 200 000 repas par an)
  • Cette régie pourrait, en lien avec la démarche d’inscription de la commune dans un projet de territoire zéro chômeur de longue durée, servir de centre de formation pour les demandeurs d’emploi et d’insertion par l’activité économique. Elle compléterait, en s’articulant avec le lycée agricole de Soeix et l’éco-lieu d’Estialescq une offre de formation en maraîchage riche dans le piémont oloronais.
  • Elle pourrait soutenir l’installation de nouveaux producteurs, notamment des maraîchers qui pourraient également être à leur compte, les reprises d’exploitation, encourager la sauvegarde des terres agricoles, et former des zones favorisant la biodiversité (ceinture verte)
  • En lien avec une régie maraîchère locale, proposer des repas bio et de qualité dans ce qui dépend des cantines collectives (écoles, crêches, hôpitaux) en faisant fonctionner les circuits courts.
  • Développer les jardins et leur appropriation à des fins d’auto-consommation, de gestion collective des communs, de sensibilisation au développement durable et de lien social.

pour la mobilité

  • Pour dégager de la place pour les mobilités à pieds, à vélo, en fauteuil roulant, en poussette, en trotinette, en planche à roulettes… pour restaurer la convivialité en terrasse, redynamiser le commerce de centre-ville, et limiter le bruit automobile : augmenter le recours aux sens uniques automobiles dans des rues actuellement en double sens (Révol, Charles Moureu, pont Saint-Clair…
  • Repenser le stationnement automobile : le rendre moins systématique et privilégier davantage l’espace commun partagé, l’accessibilité par les autres modalités de transport.
  • Améliorer le fonctionnement de la navette de transport collectif
  • Étendre son parcours à des communes de la CCHB et ne pas se limiter qu’à Oloron.
  • Optimiser les trajets pour les rendre plus directs et plus pratiques.  Investir pour en augmenter la fréquence . Les coordonner entre eux et avec l’heure d’arrivée des trains en gare d’Oloron.
  • Promouvoir le rézo + et un réseau dédié au covoiturage. Favoriser l’auto-partage

pour les marchés publics

  • Critère – Circuits courts à basse intensité carbone.
  • Critère – Qualité et durabilité des produits.
  • Critère – Égalité et progrès social (efforts de répartition participative des richesses).

pour le logement

  • Adopter une politique ambitieuse vis-à-vis du logement avec pour objectif de renforcer l’attrait de la ville. Re-densifier l’habitat. Éviter la déréliction du bâti en centre-ville et l’étalement urbain qui en est l’immédiate conséquence. Consacrer le droit au logement pour tous afin de faire d’Oloron une ville vivable, habitée, dynamique, conviviale, belle et durable.
  • Exercer le droit de préemption sur certains logements vacants et dégradé. Rénover et revendre au prix du neuf.

pour l'information

  • Réaliser chaque année une étude de marché sur un secteur productif donné (bâtiment, maraîchage, textile, thermalisme, etc….) afin d’ajuster et bien cibler les politiques économiques locales. 
  • Aider les entreprises pour lesquelles ce serait possible à relocaliser leurs charges de fonctionnement à l’aide d’un fond d’aide au développement de l’économie locale.
  • Distribution générale d’auto-collants «stop-pub »

pour la formation

  • Proposer et favoriser la création sur la communauté de communes l’implantation d’une antenne universitaire régionale : pour diminuer la pression locative que subissent les familles dont les jeunes partent étudier dans des villes au marché immobilier tendu, pour valoriser le territoire et ses richesses, pour ré-équilibrer l’exode des jeunes vers les grandes villes. 
  • Cette antenne pourrait ainsi constituer un pôle de recherche / développement et de formation : en hydrologie, dans le domaine du chocolat, des transports bas carbone, du maraîchage, du fromage…

pour les financements et le contrôle citoyen

  • Créer une tontine pour favoriser le financement de certains projets locaux (entreprises, associations…)
  • Sélection rigoureuse des banques lors de contrats de financement pour des crédits municipaux.
  • Exercer une pression politique et institutionnelle pour empêcher la privatisation des centrales hydrauliques.

pour la biodiversité

  • Arrêt de tout projet de prospection, ouverture ou extension de carrière, tout particulièrement dans les bois multi-séculaires du Bager. Moratoire sur ces projets néfastes pour nos forêts, contradictoires avec l’intérêt général, le tourisme, l’image de la commune, les espèces protégées car menacées, la tranquillité des communes alentour, la qualité de vie des riverains (Soeix, route des crêtes, route d’Eysus). Si de telles menées ont été perpétrées jusque-là avec une certaine opacité, la population d’Oloron et des environs doit être massivement informée de la situation de la forêt communale du Bager, ainsi que celle du secteur du Gabarn, menacés par de grands projets inutiles et opaques.