Oloron Ste-Marie - Redonner du sens à l'économie locale

Mis à jour : mars 5

Oloron Sainte-Marie a su tirer partie de la fin de l'ère industrielle.


À la fermeture de ses usines historiques et au cours de l’internationalisation du processus productif, elle a pu conserver sur le territoire plusieurs grandes entreprises et PME, qui assurent des emplois qualifiés et une certaine renommée à la capitale du Haut-Béarn. Mais ne compter que sur ces sociétés fortement dépendantes de l'économie internationale pour faire vivre la ville, c’est aussi s’exposer aux aléas du marché mondial et européen, toujours incertains.



Il faut donc également développer autre chose : une économie locale pérenne et résiliente, à même de prospérer sur le long terme et peu soumise aux fluctuations conjoncturelles.


Pour cela nous misons sur la demande locale, le tourisme responsable et une politique économique municipale pragmatique.

La municipalité peut-elle jouer un rôle pour redynamiser l’économie, la rendre résiliente et la développer en fonction des prérogatives actuelles que sont l’écologie et la justice sociale ? LCO2020 répond : OUI !

Les propositions portées par la Liste Citoyenne Oloron 2020 sont à la fois ambitieuses et concrètes, et sont surtout compatibles avec le monde tel qu'il est devenu aujourd'hui.


Les axes sont les suivants : le pragmatisme, le volontarisme, l’efficacité, l’intelligence collective et la prise en compte des externalités, qu’elles soient positives ou négatives.

Pour les entreprises d’Oloron Sainte-Marie sous une municipalité gérée par la Liste Citoyenne, cela voudra dire : localisation de la demande pour garantir des débouchés à nos producteurs, structuration et accroissement de la formation pour miser sur les talents, assurance d'une protection environnementale permettant le développement de l’économie verte. Comment ?


  1. par une fiscalité incitative favorable à l’investissement et la rénovation : avec un ajustement des taxes locales (CFE, Mobilité, enseignes, échafaudages, etc),

  2. par la promotion de la monnaie locale complémentaire (la Tinda): l’accepter comme moyen de paiement des services publics tarifés (cantine, eau, place de marché, piscine..), l’encourager comme intermédiaire des échanges pour encourager et intensifier les circuits courts, à moindre empreinte environnementale.

  3. par une politique des appels d’offre transparente et prenant en compte les externalités : des appels d’offres largement diffusés et avec des critères de sélection explicites, à caractères sociaux, économiques locaux, et environnementaux – les trois piliers d’un développement durable.

  4. par une action municipale stratégique dans certains domaines de compétences : la constitution d’une régie des énergies renouvelables et d’une régie maraîchère bio pour obtenir des économies d’échelles et assurer des revenus sûrs aux acteurs locaux. Le classement de l'intercommunalité en Parc Naturel protégé, la restauration des grandes frayères à saumons, la valorisation et la signalisation des paysages et itinéraires remarquables pour favoriser le développement de l’éco-tourisme, en relation avec les Vallées (alternatives pour les saisonniers qui ne pourraient plus vivre de leur travail en station de ski à cause du changement climatique par exemple).

  5. par des aides au recrutement : en plus de rendre la ville belle, donc plus attractive, ce qui facilite le recrutement (tout comme une pleine offre de santé) , nous proposons aux entreprises une bourse de l’emploi, une aide à la recherche d’emploi pour les conjoints (comme cela se fait déjà sur Pau, réseau After No Work plébiscité par les ressources humaines des entreprises locales).

  6. par la facilitation de l'accès à la formation de mise à niveau : L’ouverture d’un campus, antenne de l’Université de Pau, Bayonne, Toulouse ou Bordeaux permettra d’accueillir des étudiants venus d’ailleurs, mais aussi de proposer des formations émanant d’acteurs locaux : associations, entreprises, indépendants. Il peut aussi s’agir d’un lieu stimulant pour les étudiants locaux choisissant de se former via-internet (campus numérique). Outre le « choc de demande positif » sur le secteur immobilier et les services de divertissement, restauration, etc. induit par l’arrivée d’une centaine d’étudiants, l’existence de ce campus et la promesse de se retrouver entre pairs faciliteront aussi le recrutement de stagiaires compétents dans des domaines pointus (ingénierie, programmation, …), qui pourront ensuite intégrer les entreprises oloronaises. La municipalité pourrait aussi rassembler et communiquer sur l’offre de formation qui existe sur le territoire, organiser des salons de la formation numérique, linguistique à Oloron, en approfondissant son jumelage avec Jaca par exemple.

  7. par la mobilisation de nouvelles sources de financement des investissement d'avenir

  • une coopérative d’investissement citoyen dans l’économie locale, le commerce et l’artisanat pourrait être mise en place afin de générer un fond de trésorerie de secours pour les entreprises,

  • une plateforme de financement participatif de développement ou création d’entreprises locales

  • la mobilisation de crédits européens, pour les projets transfrontaliers ou à caractère écologique (Green New Deal)

  • la mobilisation de subventions régionales supplémentaires conditionnées à la réfection du bâti

  • l’obtention de crédits nationaux par le plan vélo, pour améliorer les mobilités et le cadre de vie.

Dans tous ces domaines, la municipalité LCO2020 pourra appuyer les producteurs et les acteurs locaux de l'économie, œuvrant pour un développement durable et partagé.


Retrouvez l'ensemble de nos propositions pour un développement économique partagé en cliquant ici.