URGENCE ÉCOLOGIQUE

Les propositions

pour la biodiversité

  • Cesser d’artificialiser les sols en questionnant l’extension discutable de certains parkings, en gelant l’extension inconsidérée des grandes surfaces périphériques. Le but est de limiter une emprise urbaine trop importante et de sauvegarder les terres arables.
  • Chercher à végétaliser les espaces urbains partout où c’est possible, afin de limiter l’effet des canicules estivales de plus en plus nombreuses, permettre à l’eau de pluie de s’infiltrer plutôt que de ruisseler, réduire le déplacement des sols et sous-sols, embellir le cadre de vie, sensibiliser et éduquer à la biodiversité, valoriser l’image et l’attractivité de notre commune pour le tourisme, les investissements et emplois socialement utiles, et certains prestataires de services dont l’installation peut être favorisés par de tels attraits (ex : médecins).
  • Optimiser la taille des arbres en tenant compte de critères de sécurité, de coûts financiers, d’esthétiques, d’ombre, et d’habitat naturel (oiseaux, insectes). Éviter les disgracieuses tailles draconiennes.
  • Planter des jachères fleuries, des haies diversifiées d’intérêt écologique incontestable sur les terrains municipaux disponibles, au jardin public, afin de favoriser la biodiversité (abeilles, autres insectes, oiseaux…) et contribuer à éviter, à notre échelle, l’extinction généralisée du vivant.
  • Arrêt de tout projet de prospection, ouverture ou extension de carrière, tout particulièrement dans les bois multi-séculaires du Bager. Moratoire sur ces projets néfastes pour nos forêts, contradictoires avec l’intérêt général, le tourisme, l’image de la commune, les espèces protégées car menacées, la tranquillité des communes alentour, la qualité de vie des riverains (Soeix, route des crêtes, route d’Eysus). Si de telles menées ont été perpétrées jusque-là avec une certaine opacité, la population d’Oloron et des environs doit être massivement informée de la situation de la forêt communale du Bager, ainsi que celle du secteur du Gabarn, menacés par de grands projets inutiles et opaques.
  • Favoriser des modalités passives, économiques et intégrées de gestions des végétaux (tontes moins fréquentes, pâtures), en mettant en valeur l’expertise des salariés municipaux.
  • Protéger et sauvegarder des zones humides – réserves de biodiversité et protection passive contre le risque d’inondation – par une gestion intelligente évitant la prolifération de moustiques. Utiliser partout où c’est pertinent des revêtements moins polluants, moins chers et perméable à l’eau.
  • Associer les bergers et les éleveurs à la protection de l’ours. Eviter d’imposer d’en haut les modalités d’une mesure conservatoire dont l’efficacité, la nécessité et la pérennité doivent être revendiquées en même temps que partagées.
  • Œuvrer pour une concertation efficace et suivie entre le service municipal des espaces verts et les associations locales de protection de l’environnement.
  • Protéger les frayères à saumons du gave d’Ossau – d’où le moratoire sur les carrières et la lutte contre les pollutions par effluents.
  • Pour des motifs de santé publique, de protection de la biodiversité et de lutte contre le gaspillage des moyens publics, les lumières nocturnes pourront être éteintes sur la plage horaire la plus inutile.
  • Pour l’entretien des espaces naturels, poursuivre et favoriser une politique 0 phyto dans le périmètre urbain.
  • Réhabilitation des serres municipales. Accroissement du fleurissement et de la disponibilité mellifère des espaces municipaux.
  • Refuser le soi-disant projet de déviation dit « contournement routier d’Oloron », qui n’est autre que le grand projet routier E7 Paris-Madrid via Limoges, Langon, Pau et Saragosse à travers le Somport, menace d’un accroissement du transits de poids-lourds à travers le Piémont et la vallée d’Aspe, gigantesque source d’externalités négatives pour le territoire.
  • Encourager les modes de production réduisant la souffrance animale – symboliquement, interdire les cirques avec animaux sauvages et création d’un refuge d’urgence pour animaux.

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pour le logement

  • Adopter une politique ambitieuse vis-à-vis du logement avec pour objectif de renforcer l’attrait de la ville. Re-densifier l’habitat. Éviter la déréliction du bâti en centre-ville et l’étalement urbain qui en est l’immédiate conséquence. Consacrer le droit au logement pour tous afin de faire d’Oloron une ville vivable, habitée, dynamique, conviviale, belle et durable.

  • Renforcer l’information et l’accompagnement sur les dispositifs de soutien à l’isolation et la rénovation. Informer et encourager le déploiement d’isolants écologiques et peu polluants pour l’air intérieur – paille, chanvre, laine… Compléter ces dispositifs de subventionnement en particulier en ce qui a trait aux travaux de désamiantage.
  • Privilégier la rénovation de l’existant vacant plutôt que de nouvelles constructions au détriment des terres agricoles et des espaces naturels. Viser la re-densification de l’habitat oloronais par un PLU adapté.

pour le contrôle citoyen

  • Faciliter par un forum municipal numérique la tenue de débats, de manière nominative ou anonyme. L’objectif étant de multiplier les modalités d’expressions citoyennes, de co-construire les enquêtes de consultation de la population.
  • Déclarer la commune hors accords TAFTA-CETA

pour les marchés publics

Les barèmes des appels d’offres pour les marchés publics doivent faire la part belle aux critères d’un développement durable : économique, social, environnemental. 

De manière non exhaustive : circuits courts à basse intensité carbone, qualité et durabilité des produits, frugalité productive en termes de ressources naturelles, produits biologiques ou en conversion pour les fournitures alimentaires, critères de l’Économie Sociale et Solidaire, et de l’Insertion par l’Activité Economique.

pour la formation

Proposer et favoriser la création sur la communauté de communes l’implantation d’une antenne universitaire régionale : pour diminuer la pression locative que subissent les familles dont les jeunes partent étudier dans des villes au marché immobilier tendu, pour valoriser le territoire et ses richesses, pour ré-équilibrer l’exode des jeunes vers les grandes villes. 

Cette antenne pourrait ainsi constituer un pôle de recherche / développement et de formation : en hydrologie, dans le domaine du chocolat, des transports bas carbone, du maraîchage, du fromage…

pour la mobilité

  • Encourager l’usage du vélo en ville par la mise en œuvre effective et enfin ambitieuse d’un plan vélo prévoyant le partage sécurisant des voies, le développement significatif de pistes et de bandes cyclables, des moyens de stationnement efficaces et suffisants. Encourager et instaurer des incitations en ce sens pour les employés municipaux. Un système de remonte-vélos pour Sainte-Croix, Révol… pourrait être envisagé.
  • Élaborer un schéma directeur des transports afin d’améliorer les mobilités, en particulier collectives et plus respectueuses de l’environnement et du cadre de vie, réduire l’emprise de la voiture, limiter les risques et les nuisances.
  • Accroître le périmètre des zones piétonnes (ex : rue Barthou) en permettant les livraisons à certaines heures pour les commerces.
  • Pour limiter le bruit et les risques routiers en centre-ville, développer les zones 30 km/h.
  • Pour dégager de la place pour les mobilités à pieds, à vélo, en fauteuil roulant, en poussette, en trottinette, en planche à roulettes… pour restaurer la convivialité en terrasse, redynamiser le commerce de centre-ville, et limiter le bruit automobile : augmenter le recours aux sens uniques automobiles dans des rues actuellement en double sens (Révol, Charles Moureu, pont Saint-Clair…).
  • Repenser le stationnement automobile : le rendre moins systématique et privilégier davantage l’espace commun partagé, l’accessibilité par les autres modalités de transport.
  • Effectuer une pression politique et institutionnelle en faveur du transport ferroviaire et des réseaux de transports collectifs sur la SNCF, la région et le département.
  • Retour de la liaison ferroviaire Pau-Saragosse. Affirmer la nécessité d’y réaliser du fret et du ferroutage – à l’exclusion du transport de matières dangereuses, lequel n’a pas sa place en vallée d’Aspe en raison des risques majorés d’accidents.
  • Inscrire ce soutien dans une concertation avec les communes de l’axe européen E7. Il faut mettre en œuvre une réduction des transits dispensables, l’inscrire dans un objectif de relocalisation de la production face aux illogismes d’une mondialisation et d’une division internationale de certains processus productifs.
  • Améliorer la desserte  de la navette et optimiser les horaires pour les lycéens et les travailleurs, ainsi que les correspondances – lesquelles ne sont actuellement pas satisfaisantes.
  • Améliorer la desserte ferroviaire et ses correspondances (horaires, cadencement), notamment vers Toulouse et Saragosse.
  • Améliorer la desserte par auto-car et ses correspondances, notamment vers Navarrenx, Orthez, Bayonne, Mauléon.
  • Promouvoir le rézo + et un réseau dédié au covoiturage. Favoriser l’auto-partage
  • Améliorer le fonctionnement de la navette de transport collectif. Étendre son parcours à des communes de la CCHB et ne pas se limiter qu’à Oloron. Optimiser les trajets pour les rendre plus directs et plus pratiques. Investir pour en augmenter la fréquence. Les coordonner entre elles et avec l’heure d’arrivée des trains en gare d’Oloron.
  • Interdire, limiter par tous les moyens disponibles et envisageables le transit de matières dangereuses, a fortiori celles en transit international. Ne pas faciliter par des aménagements de route l’accès des camions à la traversée aspoise des Pyrénées. Lutter contre l’insécurité routière, les dépassements dangereux et les excès de vitesse des camions de manière coordonnée avec les communes de la N134.

pour les systèmes d'échanges

  • Développer les « jardins ouvriers », et les « jardins partagés », les terrains mis à disposition pour le jardinage des ménages et associations. Proposer aux personnes âgées qui ne peuvent plus travailler la terre et aux propriétaires de logements vides de mettre leurs jardins à disposition.
  • Insuffler un développement économique, social et environnemental avec la Tinda, monnaie locale complémentaire béarnaise
  • Promouvoir la Tinda notamment envers les commerçants et producteurs locaux.
  • Constituer une structure de menues réparations pour les biens d’équipement des ménages frappés d’obsolescence évitable.

pour l'énergie et les ressources

  • Développer une structure collective citoyenne pour promouvoir les énergies renouvelables sur le territoire (régie publique, coopérative…) afin de parvenir à un territoire à énergie positive. Arbitrer les différentes options en fonction de la ressource localement disponible et de la recherche d’un impact environnemental minimum (biomasse, hydraulique, géothermique, hydrogène, photo-voltaïque…). Réaliser des études en ce sens.
  • Soutenir les projets autour du recyclage et du ré-emploi des objets, des matériaux. Favoriser le retour d’une recyclerie.
  • Elle pourrait soutenir l’installation de nouveaux producteurs, notamment des maraîchers qui pourraient également être à leur compte, les reprises d’exploitation, encourager la sauvegarde des terres agricoles, et former des zones favorisant la biodiversité (ceinture verte).
  • En lien avec une régie maraîchère locale, proposer des repas bio et de qualité dans ce qui dépend des cantines collectives (écoles, crêches, hôpitaux) en faisant fonctionner les circuits courts.

pour la sociabilité et la réduction des inégalités

  • Réduire les nuisances sonores et particulièrement celles de la circulation routière dans la ville.
  • Développer les jardins et leur appropriation à des fins d’auto-consommation, de gestion collective des communs, de sensibilisation au développement durable et de lien social.

pour la valorisation et le développement

Promouvoir à Jaca les produits régionaux, l’artisanat via une boutique. Faciliter les échanges culturels et économiques locaux transfrontaliers immédiats par la communication des manifestations, des événements culturels sur le territoire de la communauté de communes. 

Mettre en place une navette de transports collectifs pour ces événements, en attendant le train Pau-Saragonne avec liaison de voyageurs.

pour la santé

Prendre par arrêté municipal toute disposition visant à interdire l’épandage de pesticides et autres produits phytosanitaires réputés cancérogènes probables ou potentiels à moins de 150m de toute habitation.